Spiruline par DR Jean-Louis Vidalo, Editions Dauphins


Document de référence / jeudi, février 8th, 2018

spiruline et maladies auto-immunes:
Dans cette merveilleuse machine qu’est le corps, le coeur fait circuler le sang dans les 100 000km de vaisseaux sanguins, les poumons l’approvisionnent en oxygène et le débarrassent du dioxyne de carbone.
Des centaines de muscles lui permettent de bouger. La digestion des aliments fournit le carburant indispensable pour fonctionner et produire les substances nécéssaires pour se réparer et se protéger des envahisseurs étrangers. Lorsque la machine est bien réglée, toutes les parties fonctionnent en parfaite harmonie et vous êtes en bonne santé.
Mais dans le cas des maladies auto-immunes, la machine se dérègle, elle fonctionne en surrégime et de façon anarchique. Le corps produit des cellules anormales ou des anticorps antinucléaires totalement incapables de reconnaître les cellules saines. Le système immunitaire, hyperactif et totalement perturbé, les prend pour des envahisseurs.
Il attaque alors les cellules saines au lieu de défendre le corps contre les vrais envahisseurs comme les infections virales et les cellules mutantes.Cela pose un problème au niveau des cellules-T mémoires, ces sentinelles qui normalement reconnaissent et attaquent l’agent pathogène qu’elles ont été entraînées à dépister.
Toutes ces maladies ont la même cause. une blessure, une infection ou tout simplement une usure peuvent provoquer le déplacement d’une minuscule parcelle corporelle comme un peu de cartilage ou de myéline.
Et c’est là que le processus se met en marche.Les globules blancs, connus sous le nom de macrophages jouent un rôle dans le processus immunitaire en entourant, ingérant et détruisant la bactérie ou le corps étranger envahisseurs. Le procédé qui consiste à manger la cellule-ou « phagocytose »-fait partie de la réaction inflammatoire.
Ces cellules macrophages mangent les particules cassées et font un compte-rendu de leurs activités aux fameuses cellules-T mémoires.Lorsque ces cellules-T mémoires dormantes sont activées, elles mettent au point un programme de nettoyage agressif.
Si par malheur,elles sont incapables de faire la différence entre des tissus sains et des tissus endommagés, leur hyperactivité déclenche une hyperactivité macrophage qui, à son tour, stimule l’hyperactivité des cellules-T: le processus d’auto-destruction est en marche.
une réponse inflammatoire est souvent associée à cette réponse immunitaire aberrante. Mais il faut parfois des années, longtemps après la disparition du facteur déclencheur, avant que les effets ne se fassent ressentir. Tant que le processus n’a pas fait suffisamment de dégâts, la maladie dégénérative n’est pas identifiée. Dans la plupart des cas, l’arthrose s’installe plus de 10 ans après une blessure, un accident ou une opération.
Parce qu’elle le fait progressivement, sur une durée très longue, la plupart des gens ont tendance à l’ignorer jusqu’à ce qu’elle devienne insupportable. une fois installée, la maladie auto-immune continue à se propager sans avoir besoin du facteur déclencheur. La destruction s’accélère et les symptômes deviennent plus douloureux. Parce que les cellules-T mémoires sont perturbées, le renforcement du système immunitaire peut renforcer la maladie. Ainsi, un remède qui ne traite pas le défaut des cellules-T mémoires et qui se contente de traiter les symptômes provoqués par le problème n’aura aucune efficacité. Le traitement des symptômes apportera peut-être un soulagement temporaire mais ne guérira pas la maladie.
Les maladies auto-immunes touchent 7% des Français. Leur traduction clinique peut revêtir des formes extrêmement diverses: atteintes articulaires ( polyarthrite rhumatoïde, pelvispondylite rhumatismale, rhumatisme psoriasique ), atteintes digestives ( maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ), atteintes cutanées ( psoriasis, lupus érythémateux aigu disséminé ), atteintes pulmonaires ( B.B.S….), ect.
Leur fréquence, leur chronicité, la gravité des lésions qu’elles entraînent, leur résistance fréquente aux médicaments font de ces affections un véritable fléau. Certains médicaments dits  » immunomodulateurs » censés corriger le problème, sont en fait immunostimulants ou immunosuppresseurs. En d’autres termes, soit ils stimulent, soit ils suppriment l’immunité, mais ne sont pas capables de réparer les cellules-T mémoires défectueuses.
Il existe de véritables immunomodulateurs naturels. Le colostrum, certaines plantes et les microalgues par exemple, en contiennent. La plupart des immunostimulants naturels sont riches en polysaccharides, glycoprotéines ou peptides complexes et en phycocianine.
Plusieurs études sur les animaux et les humains ont confirmé le rôle immunostimulant des microalgues. la chlorelle a été associée à une activité accrue des cellules tueuses et macrophages chez des souris atteintes de listériose. La spiruline augmente la production de cytokines selon une étude américaine sur des échantillons de sang humain. Egalement connues sous le nom de facteurs d’immunisation, les cytokines sont des protéines produites naturellement par le système immunitaire.
elles interagissent sur d’autres cellules de ce dernier en modulant la réaction du corps à la maladie et à l’infection. L’étude indique que les augmentations de cytokines suggèrent que la spiruline permet de protéger le corps contre les infections et les micro organismes potentiellement dangereux. De nombreuses études sur les sujets humains et des animaux indiquent que la spiruline est un immunomodulateur efficace.
les tests sur des souris, des hamsters,, des poulets, des lapins,des chats, et des poissons montrent que la spiruline régule la fonction du système immunitaire de manière positive en augmentant le nombre et /ou l ‘activité de cellules immunitaires spécialisées.
Plus récemment, on s’est aperçu que les mélanines avaient également une action sur l’immunité ; comme celles contenues das le thé noir ou dans différentes macro et micro algues : diverses souches de spiruline, de chlorelle, l’aphanizomenon flos-aquae ( AFA ) , l’haematococcus pluvialis et le fucus vesiculosus. D’autre part, les propriétés anti-inflammatoires de la spiruline constatée sur les souris ont été confirmées par plusieurs autres études.